Sœur Catherine Bourgeois + Ermite catholique, peintre

 

6e dimanche de Pâques (I)

Sermon de saint Augustin, évêque,
sur la première lettre de Jean

Tract. 1, 5-6 : SC 75, 124-126 

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui et que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Ne disons pas que nous sommes en communion avec lui, si nous marchons dans les ténèbres. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres. Marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, afin de pouvoir être en communion avec lui. Mais que faire de nos péchés ? Écoute ce qui suit : Et le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifiera de tout péché. Dieu nous a donné là une grande assurance.

C’est à juste titre que nous célébrons la Pâque, où fut versé le sang du Seigneur, qui nous purifie de tout péché. Soyons dans l’assurance : la créance de servitude que le diable gardait contre nous a été anéantie par le sang du Christ : Le sang de son Fils, dit-il, nous purifiera de tout péché. Qu’est-ce à dire : de tout péché ? Écoutez bien : voilà que désormais, au nom et par le sang du Christ que maintenant ils ont confessé, ceux que nous appelons petits enfants sont purifiés de tous leurs péchés. Ils sont entrés vieux, ils sont sortis rajeunis. Qu’est ce à dire : ils sont entrés vieux, ils sont sortis rajeunis ? Ils sont entrés vieillards, ils sont sortis petits enfants. En effet, la vieillesse languissante, c’est la vie ancienne ; l’enfance régénérée, c’est la vie nouvelle.

Mais nous, que faire ? Nos péchés passés nous ont été remis, à nous comme à eux ; mais une fois tous nos péchés pardonnés et effacés, peut-être en avons-nous commis d’autres, en vivant au milieu des tentations de ce monde. Dès lors, que chacun fasse ce qu’il peut : qu’il confesse lui-même ce qu’il est, afin d’être guéri par celui qui est toujours ce qu’il est lui, toujours il était et il est ; nous, nous n’étions pas et nous sommes.

Vois, en effet, ce que dit Jean : Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous abusons et la vérité n’est pas en nous. Donc, si tu confesses que tu es pécheur, la vérité est en toi, car la vérité même est lumière. Ta vie n’a pas encore sa pleine splendeur, parce que s’y trouve le péché ; déjà pourtant tu commences à être éclairé, parce que s’y trouve la confession des péchés.

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